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                                               La  Directrice du  Palais de la Culture  et  le Président de l’Association  Nationale  Mémoire   de  la  Méditerrannée

vous invitent à la conférence  que donnera

        Emile Temime, Professeur Emérite d'Histoire

 

                                                                                            et   qu 'animera      

Noureddine Saadi  Professeur juriste

 

sur le thème "Algérie / Rêve méditerranéen "

 

le Jeudi 14 Avril à 16 heures, au Palais de la Culture Alger

 

                     Palais de la Culture, Les Anassers.Kouba, Alger, BP 105

AMM BP73, 16403, Oued Romane, Alger

 

 

Compte rendu de la conférence du Pr. Temime

 

           L’association mémoire de la méditerranée a réuni lors d’une conférence au Palais de la Culture à Alger le Professeur Emile Temime de l’Université de Provence, directeur du groupe d’histoire des migrations à l’EHESS, spécialiste de la méditerranée et Nouredine Saadi, Professuer d’Université, écriavain sur le thème :                                                     « LE RÊVE MEDITERRANEEN »
titre d’un ouvrage important d’E. Temime.

        Sous forme de dialogue, puis ensuite d’une discussion fort animée avec le public, a été développée l’histoire en partage de la Méditerranée ainsi que les enjeux d’aujourd’hui :

 

- La Méditerranée en partage -

II n'y a certes pas un monde méditerranéen unique et uniforme. La nature même a créé cette diversité. On se référera sur ce point à la Méditerranée de Braudel. Ce qu'il a écrit à propos du XVIe siècle est toujours valable aujourd'hui. Mais il a insisté, à juste raison, sur la présence de la mer comme lieu de communication et d'échanges.

L'homme méditerranéen (et ici, je ne reprendrai pas Braudel, mais Gabriel Audisio, et sa Jeunesse de la Méditerranée) a sans doute son point d'attache, le monde auquel il se réfère, avec ses croyances, ses habitudes, les traditions auxquelles il est attaché. Mais il est, par excellence, le « voyageur », celui qui rencontre, celui qui dialogue, celui qui partage (le héros d'Audisio, c'est Ulysse). La mémoire de la Méditerranée, c'est celle du voyage et de la découverte.

Est-ce la légende ou est-ce l'histoire ? N'y a-t-il pas eu, de tout temps, cette nécessité des échanges et cette complicité du dialogue ? Les périodes où s'est arrêté ce dialogue, ne sont-elles pas des périodes néfastes dans l'histoire du monde méditerranéen ?

Quand l'Espagne de Philippe II (celle de Braudel précisément) tourne le dos à la Méditerranée pour chercher fortune outre-Atlantique, quand, en même temps, elle chasse de son sol Juifs et Morisques, elle ouvre une période d'affaiblissement et de décadence pour la péninsule ibérique. A la même époque, l'empire ottoman, replié sur lui-même, entame une longue période de déclin.

Ne faut-il pas, aujourd'hui comme hier, « retrouver la mémoire », rappeler ce que la civilisation arabe a pu apporter à l'Europe occidentale « christianisée », et, aussi, ce que l'Occident a pu, au XIXe, apporter à des états « arabes » dans un effort de modernisation ? Dans un cas comme dans l'autre, il pouvait y avoir complémentarité, dans la mesure où il y avait échange et dialogue. Quelques hommes, au début du XXe siècle, l'avaient compris , qui ont dénoncé, comme Gabriel Audisio, les replis nationalistes, et ont cru à la possibilité de retrouver, par-delà les clivages et la diversité des héritages, les vérités communes, celles de l'homme méditerranéen. Peut-être faudrait-il reprendre aujourd'hui ce discours, et partager (véritablement) cet héritage.

Emile TEMIME

 

           Les peuples n’existent que par leur mémoire

 

 

Les peuples n’existent que par leur mémoire