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ARCHIVES ET PATRIMOINE, ALGERIE/MEDITERRANEE

 

Comment patrimonialiser ces traces écrites qui nous viennent du passé ? Comment transformer en bien culturel national, en patrimoine de la Nation ces traces écrites qui sont produites aujourd’hui et que l’on nomme archives ? Il faut alors se mettre d’accord sur le sens des mots, archives, patrimoine et, pourquoi pas, culture et sur la réalité des choses qu’ils désignent.

Les archives font-elles partie de notre patrimoine culturel ? Trois textes de loi, sinon même quatre, l’affirment chacun à sa manière. Mais on sait qu’il y a dans notre pays un écart entre le dit de la loi et la pratique. Il nous faut alors essayer de comprendre la statut accordé par l’Etat et la Société à cette trace écrite (quels qu’en soit le support et la nature) et à l’Institution qui en a la charge. Contrairement au livre et à la Bibliothèque – axes structurant toute politique culturelle – les archives et les Archives nationales ne semblent pas avoir trouvé d’identité précise dans l’Algérie d’aujourd’hui.

Notre pays n’a hérité ni de grands fonds d’archives historiques qui font la gloire des autres pays, (les archives les plus anciennes se trouvent en Espagne, en France et en Italie principalement), ni de pratique archivistique solidement établie et visible. Notre société ne semble pas vouloir sortir de son statut de société orale dans lequel l’ont enfermé certains sociologues et ethnologues.

Mais, dans le fond, tout se passe comme si nous archivons ce que nous sommes et que nous ne sommes que ce que nous archivons. Nos archives auraient à jouer le rôle de sémaphore de notre identité et de conservatoire de notre mémoire fabriquée et de notre histoire en construction.

 

Fouad SOUFI

Membre du bureau de l’Association Mémoire de la Méditerranée.

Ancien conservateur en chef aux Archives nationales (Oran)

Actuellement chercheur au CRASC (Centre national de Recherches en Anthropologie sociale et culturelle) Oran. Directeur du comité de rédaction de la revue Insaniyat, revue algérienne d’anthropologie et de sciences sociales.

Enseignant au département de Bibliothéconomie et des sciences documentaires de l’Université d’Oran il a eu à assurer les cours d’archivistique, d’histoire du livre, d’histoire de la presse et d’histoire des institutions en Algérie.

A publié des travaux sur l’histoire du mouvement social et du mouvement national, sur l’histoire de la presse en Algérie et sur l’histoire urbaine d’Oran.

                                                           

Les peuples n’existent que par leur mémoire