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Les Amis de l’Oranie

Association Loi 1901

9 rue Beaurepaire 75010 Paris

e-mail : amisdeloranie@wanadoo.fr

En partenariat avec les CCF d’Alger et     d’Oran,  l’association Bel Horizon Santa Cruz et Mémoire de la Méditerranée Algérie avec le concours de Aigle Azur et Air Algérie

                                                                                                            

           

 

 

                                                                                                                                                              

 Colloque

  Albert Camus : Oran, l’Algérie, la Méditerranée

                                                   

                                                                     Centre culturel Français d’Oran

                                                                                 Oran, 11 et 12 juin 2005

                                                                                                                          

                                                                                                                    

                                                                                                                                                                                                                          Ouverture

M. Aldo Herlaut, attaché culturel à l’Ambassade de France et directeur des Centres culturels français d’Algérie.

M. Abdelaziz Mehtar, président de l’association Les Amis de l’Oranie ;

M. Kouider Metaïr, président de l’association « Bel Horizon Santa Cruz » ;

M. Yahia Belaskri, journaliste, écrivain et initiateur du colloque ;

Introduction

Brahim Hadj-Slimane, « La vie culturelle à Oran au temps de Camus » ;

1ère table ronde : « Camus et les écrivains algériens »

Modérateur : Yahia Belaskri ;

-Christiane Chaulet-Achour  « Albert Camus et Oran » ;

- Maïssa Bey «  présence de femmes » ;

- Malek Alloula « Le Labyrinthe et la peste : à Oran, dans la familiarité de  Camus » ;

- Nourredine Saadi « Camus, la Peste, l’Histoire » ;

 

2ème table ronde : « Camus, l’Algérie, la Méditerranée »

Modérateur :

Amina Azza-Bekkat  « Camus et l’antériorité latino-algérienne » ;

-  Jean-Claude Xuereb  « Les rencontres de Sidi Madani et l’école d’Alger » ;

-  José Lenzini « l’Algérie essentielle de Camus » ;

Ieme Vander Poel  « Entre l’Europe et l’Autre colonisé: Camus écrivain algérien » ;

                                                                                          Résumé des interventions

 

Malek Alloula

Il s’agira – en sollicitant et interrogeant les textes eux-mêmes ainsi que leurs marges – de parcourir un lieu géographique et spirituel qui, dans les années 1939-1940, se trouve être à l’origine d’inspirations créatrices donnant conjointement naissance à un essai et à un roman.

Suivre, par le biais du texte, le cheminement d’une “familiarité”  d’Albert Camus avec des lieux qui sont les nôtres, que nous partageons donc avec lui, peut nous conduire à une interrogation sur le sens et la signification de deux œuvres dont notre ville fut non seulement le foyer mais également le “personnage”.

 

Amina Azza Bekkat

Les ruines romaines que l’on retrouve ici et là en Algérie témoignent d’une civilisation développée et d’une culture aussi diverse que riche. La présence romaine devait laisser non seulement des monuments mais aussi des textes dont certains ont traversé le temps.  Alors que la littérature latine s’essoufflait sur le sol d’origine, c’est en Afrique du Nord et dans le royaume numide que de grands noms devaient prendre le relais. Littérature de rhéteurs selon certains, car elle comptait surtout des orateurs mais aussi littérature de divertissement ou de conviction, toutes les oeuvres qui nous sont parvenues témoignent d’une originalité et même pourrions-nous dire d’une certaine spécificité proprement numide.

Deux grands noms seront étudiés. Apulée de Madaure auteur du seul roman de langue latine, l’âne d’or, texte un peu licencieux et grivois qui a l’originalité de partir de récits oraux et dont les histoires, plus particulièrement le conte de Psyché et d’Eros, reviendront à l’oralité.

Saint- Augustin, père de l Eglise, a, dans ses Confessions, inauguré un nouveau genre littéraire, le récit autobiographique qui connaîtra le succès que l on sait.

Ces grands noms de la littérature et de la pensée universelle appartiennent au patrimoine de l’Algérie.

Maïssa Bey

la présence et l'épaisseur donnée aux personnages féminins dans les rapports de couple, dans les oeuvres de fiction (à l'exception de la mère dont j'ai déjà étudié quelques aspects dans un texte intitulé "Femmes au bord de la vie").

Christiane Chaulet-Achour

Développer une réflexion sur l’importance d’Oran dans l’écriture romanesque : l’incident sur la plage de Bouisseville qui a inspiré la scène du meurtre de L’Etranger, et la ville d’Oran choisie pour situer La Peste. Cette réflexion se poursuivra par une mise en parallèle de Camus et deux écrivains oranais de sa communauté : Emmanuel Roblès et Jean Sénac.

Brahim Hadj Slimane

Il s’agit d’évoquer la vie culturelle à Oran durant les années quarante, au moment où Albert Camus a séjourné dans cette ville.

José Lenzini

Replacée dans le contexte historique, l’Algérie que vit Camus comme enfant, comme adolescent puis dans ses premiers écrits va profondément marquer l’homme et son devenir.

Revisiter certains lieux clé de sa jeunesse (le quartier pauvre, la tonnellerie, le grand collège, Tipaza, les collines découvertes avec l’oncle) permet de mieux appréhender l’œuvre, la morale et la philosophie d’un Camus en prise directe avec ses racines. Douloureux parcours au terme duquel il ne pourra choisir. Pourquoi ?

C’est le reflet d’une vie faite d’engagements et de fidélité à ce pays…

Je propose donc de retourner sur les chemins de jeunesse d’un Camus à la quête de midi le juste et de cette notion de « contrepoids » essentiels.

Nourredine Saadi

« Invisibles, absents de la ville et du récit, du décor,de l'histoire... » Ainsi dans son Camus 
à Oran, Abdelkader Djemaï regrette le silence de La Peste sur les algériens.
Question récurrente qui revient dans toute interrogation sur le texte camusien sur l'Algérie.
Retour donc sur ce débat tant arpenté.

Ieme Van der Poel

Dans son essai « Culture et impérialisme » (1993), Edward Said caractérise Albert Camus comme un écrivain franchement colonial dont les écrits ne font qu’affirmer la relation binaire qui existait entre colonisés et colonisateurs en Algérie. L’interprétation que j’aimerais proposer ici de « l’ Hôte » et de « La femme adultère » (L’Exil et le royaume, 1957), sera basée plutôt sur l’idée de l’échange interculturel qui sous-tend ces deux textes et qui nous permettra de considérer la littérature algérienne d’expression française dans son unité, plutôt que de regarder la guerre d’indépendance comme une fracture, séparant les auteurs coloniaux des auteurs post coloniaux.       

Jean Claude Xuereb

Entre décembre 1947 et mars 1948, ont eu lieu, dans un ancien hôtel transatlantique à Sidi Madani, dans les gorges de la Chiffa, des rencontres d’intellectuels, écrivains, artistes venus d’Algérie et de France. Y participèrent notamment Louis Benisti, Malek Bennabi, Albert Camus, Jean Cayrol, Mohamed Dib, El Boudali Safir, Louis Guilloux, le docteur Khaldi, Michel Leiris, Brice Parain, Louis Parrot, Francis Ponge, Emmanuel Roblès, Jean Sénac, Jean Tortel,…

Ces rencontres, bien qu’ignorées de la plupart des historiens ou passées sous silence, méritent d’être évoquées comme un moment important de la vie intellectuelle de l’époque.

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Intervenants

Amina Azza Bekkat

Maître de conférences au département de Français de l’université de Blida. Auteur de nombreuses études sur la littérature africaine de langue française et de langue anglaise, elle a participé au colloque de l’université de Cergy-Pontoise (France) consacré à Albert Camus.

Membre de l’association « Mémoire de le Méditerranée » (Algérie)

 

Malek Alloula

Né à Oran (Algérie) en novembre 1937, Malek Alloula vit et travaille à Paris depuis 1967. Écrivain, critique littéraire mais surtout poète, Malek Alloula  a publié trois recueils de poèmes :

-    Villes et Autres Lieux  ( Christian Bourgois éditeur, Paris, 1979 ) ;

-        Rêveurs / Sépultures  ( éditions Sindbad, Paris, 1982 ) ; 

-        Mesures du vent  ( éditions Sindbad, Paris, 1984 ).

Il a également publié un essai sur la représentation de la femme algérienne dans l’iconographie cartophilique coloniale intitulé : Le Harem colonial. Images d’un sous-érotisme  ( éditions Slatkine, Paris-Genève, 1980 et University Press of Minnesota, Minneapolis, 1982. Réédition du Harem en 2001 aux éditions Séguier à Paris ).

En 2001, parurent, aux éditions Marval (Paris), deux albums illustrés : Alger photographiée au XIX° siècle et Belles Algériennes de Geiser. En 2003, les éditions Françoise Truffaut (Paris) publièrent Les Festins de l’exil, un essai-récit sur l’acte de manger.

Yahia Belaskri 

Né à Oran, journaliste à Radio France Internationale (Paris), auteur de plusieurs contributions et ouvrages :

 -  Khaled  (éd. Sogécom/ Dauphin diffusion 1995) ;

 -« L’islamisme et l’Europe sociale » (in ouvrage collectif Extrémisme en Europe  ; sous la

  direction de Jean-Yves Camus,  éd. CERA/ l’aube 1998) ;

 -« Histoire fausse » in Dernières nouvelles de la Françafrique  (recueil de nouvelles),

  éditions Vents d’ailleurs, 2003 ;

 -« L’épreuve d’une décennie 1992-2002. Algérie, arts et culture »  (ouvrage co-dirigé avec

  Christiane Chaulet-Achour), éditions Paris-Méditerranée, 2004.

Maïssa Bey

Après des études de lettres françaises à l'université et à l’Ecole Normale Supérieure d'Alger, elle a longtemps enseigné le français dans un lycée avant d'être conseillère pédagogique à Sidi-Bel-Abbès ( Algérie) où elle réside. Elle écrit depuis toujours, dit-elle, et a publié son premier roman en 1996. Cofondatrice et présidente d'une association de femmes en Méditerranée "Parole et écriture", au sein de laquelle elle anime des ateliers d'écriture et de lecture. Elle a collaboré également à de nombreux ouvrages collectifs, des recueils de nouvelles, dont plusieurs ont fait l'objet d'adaptations théâtrales.

Elle a publié :

      - Au commencement était la mer, roman, aux éditions Marsa 1996 ; Aube poche 2003 ;

 - Nouvelles d'Algérie, nouvelles, Ed. Grasset 1998 (Grand prix de la nouvelle de la

   Société des gens de lettres, Paris)

      - A contre-silence, recueil d'entretiens et de textes inédits, éditions Parole d'Aube 1999

       - Cette fille-là, roman, éditions de l'Aube 2001 (prix Marguerite Audoux) ;

       - Entendez-vous dans les montagnes…, récit, Ed. de l'Aube/Barzakh 2002 ;

      - Journal intime et politique (avec Boualem Sansal, Nourredine Saadi, Leila Sebbar,

    Mohamed Kacimi) mars 2003, Littéra/Editions de l'Aube ;

      - Sous le jasmin la nuit, recueil de nouvelles, éditions de l’Aube/Barzakh. 2004 ;

      - L’ombre d’un homme qui marche au soleil, réflexions sur Albert Camus, éditions

   Chèvre feuille étoilée, 2005 ;

       - Surtout ne te retourne pas, roman, éditions de l’Aube/Barzakh 2005.

Christiane Chaulet Achour

Née à Alger, professeur à l’Université d’Alger de 1967 à 1994, elle est actuellement professeur de littérature comparée à l’université de Cergy-Pontoise, spécialiste, en particulier, de la littérature algérienne (nationale et coloniale). Auteur de plusieurs contributions, articles et ouvrages dont :

- «Littératures de langue française au Maghreb» dans l’entrée  Maghreb-littératures  de l’Encyclopaedia Universalis (ed. 1994) ;

- Anthologie de la littérature algérienne de langue française  -

-  Albert Camus, Alger. L’Etranger et autres récits  (Ed. Séguier 1999).

- L’épreuve d’une décennie 1992-2002. Algérie, arts et culture  (ouvrage co-dirigé avec

 Yahia Belaskri), éditions Paris-Méditerranée, 2004.

- Albert Camus et l’Algérie – Tensions et fraternités, Alger, éd. Barzakh, avril 2004.

Membre de l’association « Mémoire de le Méditerranée » (Algérie).

Brahim Hadj-Slimane

Journaliste, écrivain, auteur de nombreuses contributions, il a publié :

- Réflexions sur la création artistique en Algérie, éditions Marsa, Paris 2003.

- Les Persévérants, à paraître éditions Paris-Méditerranée 2005.

José Lenzini

Journaliste et écrivain, grand reporter à Var Matin de 1973 à 1993, Correspondant pour le Var de plusieurs médias dont : Le Monde (1981-2003), La Tribune (2000-2003), La lettre du business (1998-2003), La vie du rail  (1998-2003), Le Magazine littéraire (collaborations épisodiques) et Radio BFM (1997-2001).

Enseignant à l'Ecole de Journalisme et de Communication de Marseille depuis 1997  ( responsable « presse écrite » des Étudiants MLD de 1° année), enseignant en DU journalisme à l’Université de Toulon et du Var depuis 2000 (responsable « presse écrite »), animateur de l’atelier de politique internationale à l’Université du Temps Libre (Bandol) depuis 1996 ; à l’Université du Temps, il a publié :

- « L’Algérie de Camus » Edisud  1987 ; rééditions en 1989, 1996, 1999 et 2001 en

  Algérie

-  « Aurélie Picard  princesse Tidjani », Belfond/Presses de la Renaissance 1990 ;

-  « Barberousse » Actes Sud 1995 ;

- «  Arreckx, sénateur et parrain » Plein Sud 1996 ;

- «  Camus » Milan/Les essentiels 1996 ;

- «  Scientologie: vol au-dessus d’un nid de gourous » Plein Sud 1997 ;

- «  Notre Dame de la Garde » Giletta Nice Matin éditions 2004.

Nourredine Saadi

Professeur d'Université à Alger et actuellement à l'Université d' Artois, écrivain, il a publié 
articles, contributions et ouvrages, notamment :
-                  La Maison de lumière, roman, aux éditions Albin Michel ; 
-                 Denis Martinez, ouvrage d'Art, aux éditions Barzakh ;:
-                 La Nuit des origines, roman, aux éditions de l'Aube, à paraître sept 2005.

Ieme Vander Poel

Professeur titulaire de littérature française à l'Université d'Amsterdam (Pays-Bas), où elle enseigne la littérature française du 19ème et du 20ème siècles, et plus spécialement la littérature du Maghreb ; elle dirige, depuis 2002, le groupe de recherche sur la littérature et la théorie post coloniale de l’école doctorale Amsterdam School for Cultural Analysis.

Ses publications (livres) :

- « Congo-Océan: un train colonial controversé »  Paris, L’Harmattan (sous presse) ;

- “Burgers van de Franse taal”  Leçon inaugurale, Universiteit van Amsterdam;

    Amsterdam, Vossiuspers, 2001;

- « Une révolution de la pensée: maoïsme et féminisme à travers “Tel Quel”, “Esprit” et “Les

   Temps modernes” », Amsterdam/Atlanta, Rodopi, 1992 ;  

- “Traveling Theory: France and the US ”(eds. Ieme van der Poel and Sophie Bertho,

    associate editor Ton Hoenselaars), Cranbury, N.J., Fairleigh Dickinson

    University Press, 1999 (177 pp).    

- un article sur Camus pour « Le Cambridge Companion to Camus », qui paraîtra chez

  Cambridge University Press en Angleterre au mois de décembre prochain.

Jean-Claude Xuereb

Né à Alger qu’il quitte fin 1961, il intègre la magistrature jusqu’à 1991 (juge des enfants durant 18 ans) et se consacre à la poésie. Il publie dans de nombreuses revues, ainsi que des recueils :

 -Marches du temps, 1970 ;

 -Gîte du sang, 1972 ;

 -Fibres de soleil, 1975 ;

 -Homme diluvien, 1979 ;

 -Avance au présent, 1984 ;

 -Double versant de la rencontre, 1988 ;

 -Redoute, 1992 ;

 -Cette fugitive éternité, 1996 ;

 -Pouvoir des clés, 1998 ;

 -Voir le jour, 2001.

De 1997 à 2000, il a animé les journées de poésie de Lascours, et depuis l’année 2000, les Rencontres méditerranéennes de Lourmarin.

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Animation : Mme Mimi Redjala-Strahm

15h : « Albert Camus, un combat contre l’absurde », un film de James Kent (France 1997)   D’après l’ouvrage d’Olivier Todd (90’).

Production : Compagnie des Phares et Balises.

17h : « Albert Camus » un film de Jean Daniel et Joël Calmettes (France 1999 ) 52’.

Production : CKF pour la série « Un siècle d’écrivains » de Bernard Rapp.

18h : « L’école d’Alger », un film de Chantal Stoïchita de Grandpré (Bibliothèque Francophone Multimédia de Limoges).

19h : « L’Etranger » de Albert Camus par une compagnie oranaise

Mise en scène : Ameur Ikhlef ; création en cours.

Contacts :

           -Colloque : Yahia Belaskri 06 21 95 27 37

           -Cinéma :   Mimi Redjala-Strahm 06 85 42 49 92

           -Association : Abdelaziz Mehtar 06 16 39 49 19

 

 

 

Les peuples n’existent que par leur mémoire