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*Compte rendu de la rencontre AMM-Caravane catalane-Amis de Tipasa .

 

Dimanche 04 octobre, 15h-17h30, Matares, Tipasa

A la demande de Paul Pierre Aubrich, Président de « la Caravane catalane » de passage à Alger, a été organisé un récital poétique avec intermèdes musicaux catalans :

«  Chant camusien pour Tipasa »

 Textes choisis (10), extraits de :  Entre oui et non, Noces à Tipasa, L’été à Alger, La peste, La femme adultère, Retour à Tipasa.

Articles journalistiques (02) : Nos frères d’Espagne. L’Espagne et le Donquichottisme.

Lecture de : Ismael Abdoun, Hassan Arab, Afifa Bererhi, Yamilé Guebalou,

Fella Menhoudj.

Instruments musicaux : Guitare, flûte, cornemuse.  

 

*Intervention de Mme Afifa Bererhi présidente de l’AMM

 

                   Association Mémoire de la Méditerranée -Caravane catalane                                            Tipasa, 4 octobre 2009

        Pour chanter Camus. Récital poétique et intermèdes musicaux

                                                                                    Sous la direction de Afifa Bererhi

         Ce n’est que très récemment que nous avons fait connaissance avec ‘’la caravane catalane’’, avec Paul Pierre Haubrich et avec vous tous maintenant.

Vous aviez déjà vos contacts ici en Algérie avec différents partenaires et nous nous réjouissons des nouveaux liens qui s’ajoutent aux autres déjà bien établis.

            Lorsque Paul Pierre m’a contactée pour organiser un après-midi littéraire autour de Camus, puisque Tipasa est au programme des visites, j’avoue que j’étais prise un peu au dépourvu par rapport au temps et donc par rapport à ce que nous pouvions vous offrir. Mais bien entendu il était nécessaire de répondre à votre sollicitation d’autant que par ailleurs il y avait l’appui de Naget Khadda et aussi notre réel désir d’élargir le champ de nos connaissances et échanges.

            Un peu vite j’ai contacté des amis et collègues qui spontanément ont répondu oui à l’appel. A dire vrai, sur ce point je n’avais pas de souci à me faire, je savais à qui je m’adressais.

Très brièvement je tiens à vous les présenter :

-         Ismael Abdoun, professeur de littérature, un féru de la poésie, lui-même poète à ses heures, qui ne cesse de communiquer avec les philosophes.

-         Yamilé Guébalou, qui à une double casquette, professeur de littérature elle est aussi auteur de nouvelles et surtout de poèmes. Sa créativité laisse présager d’un bel avenir.

Ismael et Yamilé sont en compagnie de leur doctorant respectif : Hassan Arab qui travaille en thèse sur Camus  et qui est en parallèle journaliste à la chaîne 3. Fella Menhoudj qui a eu un beau parcours en graduation se consacre à sa recherche qui porte sur la poésie d’Yves Bonnefoy.

-         Samira Negrouche a un tout autre statut. Poétesse confirmée, elle a déjà publié plusieurs recueils. Elle organise régulièrement les Poésiades de Béjaïa et s’implique activement dans différentes manifestations culturelles ici et à travers le monde. Signalons qu’elle est aussi traductrice.

A votre demande cet après-midi littéraire est consacré à Camus. Je me garderais bien de commettre l’indélicatesse de vous présenter cet écrivain polygraphe dont la personnalité et l’œuvre traversent le temps et l’espace. C’est que Camus, hors d’Algérie et de l’Europe est l’hôte des Etats –Unis, du Japon, de la Corée…

 Mais notre relation –nous tous ici présents- à Camus est un peu particulière. Dés qu’on évoque Camus c’est un peu les tripes qui se mettent à parler, c'est-à-dire que c’est le sentiment de l’autoctonie qui vibre et s’exprime. C’est aussi cela précisément qui a fait que Camus voulant réaliser le noble dessein de la conjonction des différences par la reconnaissance et la justice a fini par se murer dans le silence n’ayant eu l’écoute de personne, bien plus l’idée de son assassinat aurait effleuré l’esprit de quelques uns de la droite extrémiste d’alors comme le signale le journaliste Georges-Marc Benamou dans Un mensonge français publié chez Robert Laffont en 2003. Mais justice lui a été rendue par une foultitude d’hommages de par le monde, et il est l’auteur élu pour les cérémonies de l’année européenne 2013.

            L’eau est passé sous les ponts, sur son passage elle a érodé tout ce qui écorche pour ne laisser que la surface lisse des belles choses inaltérables, la beauté de la mer, du soleil, de la nature, la beauté de la terre natale qui fait l’unanimité attractive.

C’est cela qui a présidé au choix des textes que nous vous proposons d’autant que votre visite est pour mieux vous imprégner des belles descriptions camusiennes.

J’ai toujours considéré Camus comme l’un des premiers exilés d’avant l’heure. Je me suis essayée à le démontrer notamment dans un de mes articles : Camus et l’Algérie, la tentation de la signification mythologique ; mon texte de présentation des actes du colloque que nous avions organisé en 2006 avait pour titre Retour de l’exilé, retour de Némésis. Je crois ne m’être pas trompée lorsque Camus de sa propre plume l’écrit pour l’éternité dans un passage de Entre oui et non. (L’envers et l’endroit)

-         lecture de l’extrait-

L’émigrant qui revient dans sa patrie célèbre son site.

Nous vous proposons donc des extraits de Noces à Tipasa, L’été à Alger, La femme adultère(L’exil et le royaume),où l’action se passe dans le sud, La peste,en la scène du bain dans la mer oranaise, puis Retour à Tipasa. A travers ces textes et la traversée des lieux géographiques c’est le même bonheur d’Algérie qui est dit.

Dans cette Algérie, royaume pour les dieux, un homme l’habite, il faut le dépeindre. Aussi avons-nous choisi un texte qui nous renseigne sur son attitude politique en général, son anti fascisme, de quelque fascisme qu’il soit, car c’est bien cela qui expliquerait plus que tout ce qu’on croit être des ambiguïtés.

Enfin, un autre article sur le Donquichottisme qui traduit l’humanité dont se réclame Camus.

Il faut dire que nous avons volontairement choisis ces articles journalistiques se rapportant à l’Espagne en signe d’hommage à la mère de Camus qu’il aimait par-dessus tout. C’est aussi notre manière de signifier notre proximité avec la ‘’Caravane catalane’’.       

 

 
Les peuples n'existent que par leur mémoire